Faîtes passer svp

Spéléologie

W3C

  • Flux RSS des articles

A L ENFOIRE

Le démocrate Barack Obama a remporté mardi une victoire historique, devenant le premier Noir élu président des Etats-Unis.

Son adversaire républicain John McCain a reconnu sa défaite, indiquant à ses partisans, rassemblés à Phoenix (Arizona, sud-ouest) qu'il avait félicité M. Obama.

Après l'annonce de la victoire de Barack Obama, des scènes de liesse ont éclaté dans plusieurs villes américaines. Une immense clameur a fusé dans le parc de Chicago où le candidat démocrate avait donné rendez-vous à ses partisans, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Des dizaines de milliers de personnes rassemblées dans le Grant Park ont laissé éclater leur joie et leur émotion, brandissant des drapeaux américains et des pancartes frappées du slogan "Yes we can" (oui nous le pouvons), du sénateur de l'Illinois.

Les chaînes de télévision n'ont pas attendu les résultats de la côte ouest pour annoncer la victoire du sénateur de l'Illinois, âgé de 47 ans.

Le président élu qui prendra ses fonctions le 20 janvier prochain va hériter d'une situation économique extrêmement difficile. Les Etats-Unis, et le monde dans leur sillage, traversent la plus grave crise financière depuis celle de 1929. Le pays est engagé dans deux guerres, en Irak et en Afghanistan.

M. Obama a promis de baisser les impôts pour 95% des salariés, d'engager une politique de grands travaux et de garantir une couverture santé pour tous.

Sur le plan international, il a promis de retirer les soldats américains d'Irak "de façon responsable" dans un délai de 16 mois et de concentrer les efforts à la lutte contre Al-Qaïda et les talibans.

Les Américains se sont extrêmement mobilisés pour choisir le successeur de l'impopulaire George W. Bush.

La participation a atteint un niveau "sans précédent" dans plusieurs Etats clés. Certains experts estimaient qu'entre 130 et 135 millions d'électeurs pourraient avoir voté, contre 120 millions en 2004.

Non seulement M. Obama a conservé les Etats remportés par John Kerry il y a quatre ans, mais il a conquis plusieurs fiefs républicains comme l'Ohio et la Floride qui avaient voté pour M. Bush en 2000 et 2004 ainsi que la Virginie qui n'avait pas voté pour un démocrate à la présidentielle depuis 1964.

Il a également remporté les Etats du Nouveau-Mexique, du Colorado, et de l'Iowa, trois Etats remportés par le républicain George W. Bush en 2004.

M. McCain est donné vainqueur dans le Kentucky, la Caroline du sud, le Tennessee, l'Oklahoma, l'Arkansas, l'Alabama, la Géorgie, le Dakota du Nord, le Wyoming, la Louisiane, la Virginie-Occidentale, le Texas, le Mississippi, Missouri, l'Utah, le Nebraska et le Kansas.

Aucun incident majeur n'a été signalé au cours de cette élection.

McCain M. Obama et son colistier Joe Biden devaient s'exprimer dans la soirée au Grant Park de Chicago.

Avant même l'annonce de la victoire de M. Obama, l'ambiance était morose au Biltmore, un hôtel chic de Phoenix où les partisans de M. McCain s'étaient rassemblés.

Les "McCain", "McCain", "McCain" répétés en boucle au début de la soirée avaient cédé la place au fil des heures à un sentiment mêlant calme, résignation et anxiété parmi la foule de plus d'un millier de personnes, composée dans une écrasante majorité de Blancs.

Les Américains étaient aussi appelés à renouveler un tiers du Sénat et la totalité de la Chambre des représentants. Selon des résultats partiels, les démocrates avaient ravi quatre sièges mardi soir aux républicains au Sénat américain ce qui leur permettrait d'être majoritaires. Les démocrates étaient également donné majoritaires à la Chambre des représentants.

lexpress.fr


Selon le Wall Street Journal du 8 octobre 2008 (1), l’interminable chute des prix de l’immobilier aux Etats-Unis a provoqué la situation suivante : un propriétaire américain sur six possède une maison dont la valeur est aujourd’hui inférieure à l’endettement qui a rendu son acquisition possible (2). Autant dire que s’il revendait son actif immobilier au prix du marché — à supposer qu’il y parvienne… —, cet Américain se retrouverait à la fois sans domicile et endetté.

Une telle situation, souligne le Wall Street Journal, amplifie le climat récessif aux Etats-Unis, dans la mesure où ces propriétaires, soudain dépourvus de la richesse qu’ils croyaient détenir, consomment moins et évitent de s’endetter davantage. Au même moment, les propriétaires d’actions sont eux aussi frappés par la baisse de leurs actifs financiers, et les retraités, enchaînés à des fonds de pension dont la valeur s’écroule, par le rendement moindre de leurs placements. On mesure ici quelques-unes des conséquences sur l’« économie réelle », c’est-à-dire sur la vie des gens, de la crise financière actuelle. Les traders de Wall Street, de Londres, de Madrid et de Paris ne sont pas forcément les plus à plaindre.

Quant à l’explication du phénomène, dorénavant on est à peine surpris d’apprendre que les docteurs convoqués par les médias au chevet du capitalisme comptent souvent au nombre de ceux qui, il y a à peine quelques mois, vénéraient le « libéralisme », voire exigeaient que la gauche s‘y convertisse sans tarder. Ainsi, il paraîtrait que MM. Alain Minc, Jacques Attali, Laurent Joffrin, Nicolas Baverez, Bernard-Henri Lévy, Jean Peyrelevade, ont toujours été des pourfendeurs de la liberté des marchés. Marianne du 4 octobre 2008 présente en ces termes M. Attali : « Dans son rapport commandé par l’Elysée, l’économiste prévenait déjà des dangers de la spéculation financière. » L’hebdomadaire a sans doute lu distraitement ledit rapport qui réclamait (« Décision 305 » destinée à « modifier la fiscalité de l’épargne pour favoriser le risque plus que la rente ») : « Réorienter massivement le régime fiscal de l’assurance-vie et du Plan d’épargne en actions vers l’épargne longue investie en actions (à coupler avec les fonds de pension) (3)... Quant à M. Peyrelevade, ancien patron du Crédit lyonnais, aujourd’hui conseiller économique de M. François Bayrou, interrogé sur la crise financière par le mensuel Capital, il livrait le diagnostic suivant : « Grâce à [leur] réactivité, les Etats-Unis devraient parvenir à garder sous contrôle leur crise immobilière » ; « Je ne crois pas que la faillite de Lehman Brothers annonce un tsunami financier mondial. » Cet entretien est paru dans le numéro... d’octobre 2008.

(1) « Housing Pain Gauge : Nearly 1 in 6 Owners ’Under Water’ », par James R. Hagerty et Ruth Simon, The Wall Street Journal, 8 octobre 2008.

(2) Selon le site Moody’s Economy.com, 12 millions de foyers qui possèdent un logement sont endettés au-delà de la valeur de leur actif immobilier. Ce nombre est à rapporter au total de 75,5 millions de propriétaires de leur appartement ou maison. L’actuelle proportion de 16% doit être comparée aux chiffres de 4% en 2006, 6% en 2007. Mais, pour ceux qui ont fait leur acquisition depuis moins de 5%, la proportion de propriétaires potentiellement insolvables s’élève à 29%...

(3) Voir « Jacques Attali, expert en tout, ou presque », par Jean-François Couvrat, DéChiffrages, 1er octobre 2008.

SOURCE LE MONDE DIPLOMATIQUE

Comme son homologue aux Etat unis Sarkosy décide de verser une coquette somme à six banques Francaises mais vous etes vous posé la question de qui paie quoi ?

Qui va payer l'ardoise à votre avis si ce n'est nous bons Français à travers les impôts.
Ici il  s'agit  de rassurer plutot les actionnaires au profit des Français (eux qui travaillent sans en avoir le fruit et continuent de se serrer la ceinture).

Non Sarkosy n'est vraiment pas le président de tous les Français et son libéralisme et ses réformes non plus  d'ailleurs s'est il interressé à eux un jour je me le demande.

En tout cas lui n'a pas de problème de pouvoir d'achat !!!!!!!!!!!!!!

STEPHANE GUINDRE




[ 21/10/08  ] SOURCE les echos



Grâce à cette injection, rendue nécessaire par la pression des marchés, les banques françaises vont relever leur ratio Tier-1 d'environ 50 points de base, soit une augmentation globale de 10,5 milliards d'euros de leur capital.

La pression était trop forte. Hier, l'Etat a décidé d'injecter 10,5 milliards d'euros au capital des banques françaises. Alors que les indices boursiers sont repartis à la hausse, les titres des banques françaises continuaient d'être boudés ces derniers jours, voire, pour certains, attaqués, les investisseurs jugeant les établissements hexagonaux sous-capitalisés au regard de leurs rivaux britanniques et suisses après les injections de capitaux publics de ces dernières semaines. La Société Générale a encore perdu 3 % - près de 20 % sur les quatre dernières séances. L'annonce du plan de sauvetage français en début de semaine dernière n'a pas suffi à renverser la tendance. Du coup, hier, la ministre de l'Economie et des Finances, Christine Lagarde, qui débattait du budget à l'Assemblée nationale, a convoqué d'urgence les six présidents des principales banques rue de Lille, à l'hôtel de Seignelay, ancien ministère des PME, à 18 h30.

Etaient présents Baudouin Prot (BNP Paribas), Philippe Dupont (Banques Populaires), Etienne Pflimlin (Crédit mutuel-CIC), Georges Pauget (Crédit Agricole SA), Frédéric Oudéa (Société Générale), Bernard Comolet (Caisses d'Epargne) ainsi que Xavier Musca (directeur du Trésor) et Christian Noyer (gouverneur de la Banque de France). Au menu des discussions, un plan de soutien au financement de l'économie.

En échange d'un apport de fonds propres par l'Etat, les six principales banques hexagonales se sont engagées sur des mesures économiques et éthiques. D'une part, elles vont faire progresser de « 3 % à 4 % » le montant total des crédits aux entreprises, aux ménages et aux collectivités locales ; d'autre part, elles ont accepté d'encadrer les rémunérations des dirigeants via un plafonnement des indemnités de départ, l'abandon du cumul salarié-mandataire social et la présence d'un comité des rémunérations. Une convention sera signée entre l'Etat et chacune des banques participantes. « L'Etat ne fait pas de cadeau aux banques. Ces mesures généreront des rémunérations substantielles pour l'Etat », a souligné Christine Lagarde à l'issue de la réunion.

Titres subordonnés

Afin de renforcer leurs fonds propres, les banques françaises concernées se présenteront prochainement au guichet de la Société de prises de participation de l'Etat (SPPE), constituée pour le sauvetage de Dexia et dont l'objet est désormais de « fournir des fonds propres aux établissements qui en auront besoin pour développer leurs activités » dans la limite de 40 milliards d'euros. Le mécanisme prévoit soit des prises de participation temporaires au capital sous forme d'actions, soit la fourniture de quasi-fonds propres sous forme de titres subordonnés. C'est la deuxième option qui a été retenue hier.

Fiers de leur modèle de banque universelle, qui leur a permis de traverser la crise financière avec beaucoup moins de casse que les banques américaines, britanniques ou suisses (23 milliards de dollars de pertes et de dépréciations sur un total mondial de 660 milliards), les établissements français avaient du mal à se résoudre à faire appel à l'Etat pour renforcer leurs fonds propres. En mêlant la nécessité de soutenir les crédits à l'économie et celle de renforcer leurs fonds propres, elles espèrent améliorer la confiance des investisseurs et celle de leurs déposants. « Le financement de l'économie, c'est la logique de ces augmentations de fonds propres », faisait ainsi observer un banquier hier.

Très prochainement, les banques vont donc émettre des quasi-fonds propres - il s'agira de titres super subordonnés à durée indéterminée (TSSDI) - auxquels souscrira la SPPE. Ces titres seront émis à un peu plus de 400 points de base au-dessus du taux sans risque et seront assortis d'une première date de remboursement anticipé, à l'initiative de l'émetteur, à cinq ans. « Il ne s'agit en rien de capital. Cela s'apparente plutôt à des obligations. Ce n'est pas dilutif pour le bénéfice net par action des banques, donc pour les actionnaires, et cela ne coûtera rien au contribuable », précisait hier soir un banquier.

Concrètement, le ratio Tier-1 de chaque banque française sera relevé d'environ 50 points de base. Ainsi, le ratio de BNP Paribas, actuellement de 7,6 %, devrait passer à 8,1 %, ce qui correspond à 2,55 milliards d'euros de fonds propres supplémentaires. Au total, les banques françaises devraient augmenter leur capital de 10,5 milliards d'euros (lire ci-contre). Un montant finalement modeste au regard des recapitalisations qui sont intervenues ces derniers jours chez leurs homologues européens. Pas plus tard que dimanche, les Pays-Bas ont injecté 10 milliards d'euros dans le bacassureur ING (lire page 32).

D'ailleurs, la Banque de France a tenu à redire hier soir que « tous les groupes bancaires concernés présentent actuellement un niveau de fonds propres tout à fait satisfaisant ». De quoi, espère le secteur bancaire, rassurer déposants et actionnaires.

L. B., A. D., G. D. ET G. M.


[ 21/10/08  ] SOURCE les echos


Après le plan de sauvetage des banques, une écrasante majorité des Français attend de Nicolas Sarkozy qu'il trouve des fonds pour les plus démunis et pour soutenir l'emploi, selon le baromètre mensuel BVA-« Les Echos »-France Inter.
Cliquez ici
 

Le président de la République fait ce qu'il peut pour gérer la crise, mais cela n'empêche pas les Français de très peu attendre de lui pour en atténuer le choc sur l'économie réelle. Sondés comme tous les mois par le baromètre BVA-« Les Echos »-France Inter, les Français apparaissent ainsi : plus satisfaits de leurs dirigeants que ne le sont leurs homologues européens, mais profondément désabusés et inquiets de la situation économique du pays. Ils donnent une note de 5,1 sur 10 à Nicolas Sarkozy pour ses actions à l'international, soit mieux qu'il y a dix jours (4,9) ou un mois (4,4), et surtout « mieux que leurs homologues allemands, anglais et a fortiori américains pour leurs propres dirigeants », relève Gaël Sliman, le directeur de BVA Opinion. De même, la perception de la politique économique du gouvernement s'améliore de 4 points en un mois (et de 8 points en deux mois), même si elle reste largement impopulaire (36 % de bonnes opinions, 59 % de mauvaises).

Pour autant, au moment où Nicolas Sarkozy s'apprête à revenir au chevet de l'économie française, la tâche s'annonce extrêmement délicate. Une majorité de Français ne pense pas que le plan de sauvetage des banques puisse « ramener une confiance durable aux investisseurs » (56 %) ou « favoriser la reprise de la croissance économique en France » (59 %).

Le système libéral en cause

« Curieusement, à l'exception notable des seniors, ce pessimisme est tout autant partagé par des catégories approuvant la politique économique du gouvernement - cadres et chefs d'entreprise sont pessimistes à 60 % - que par des catégories qui la désapprouvent largement - comme les ouvriers (60 % de pessimistes) et les employés (65 %) », indique Gaël Sliman.

De même, si le président de la République entend « poursuivre les réformes », elles s'annoncent extrêmement délicates à mener. Ne serait-ce que parce que l'opinion ne comprendrait pas qu'on lui demande des efforts au moment où l'exécutif donne le sentiment d'avoir pu débloquer facilement des fonds pour les banques. Une écrasante majorité de Français (79 %), à gauche comme à droite, considère en effet que « si l'Etat peut prêter 40 milliards aux banques, il peut bien accorder un peu plus aux démunis ».

De même, à la veille de l'annonce du plan emploi prévu par Nicolas Sarkozy, 65 % pensent qu'il « faudrait maintenant que l'Etat investisse beaucoup d'argent pour soutenir l'emploi ». Le tout, sur fond de vraie remise en cause du système libéral, qu'il conviendrait de « changer », estiment 67 % des personnes interrogées, parmi lesquelles on trouve toutes les catégories de la population, y compris les entrepreneurs (51 %), les cadres (63 %) et les Français les plus riches (63 %).

« Au total, il faudra que les réformes soient très bien pesées, qu'on évite toute charge symbolique trop forte pour ne pas avoir une explosion sociale comme en 1995 », estime le directeur de BVA Opinion. C'est tout le paradoxe suscité par Nicolas Sarkozy : c'est lorsqu'il agit que les Français le jugent le mieux, mais, dans le climat économique tendu qui se profile, son action peut désormais être synonyme d'inquiétude.

CÉCILE CORNUDET

Le genre de surprise dont on se passe volontiers...

Hier soir, la plupart des syndicats de l'Éducation nationale se sont « mis d'accord sur une première journée d'action le 11 septembre, sous des formes diversifiées », expliquait Gérard Aschieri, de FSU, à l'AFP. Et l'Unsa-Education de confirmer : « Il n'y a pas d'appel à la grève au niveau national, mais il y pourra y avoir possibilités de grèves locales. »

Pour ce dernier, l'intention reste de « dénoncer les conséquences des 11.200 suppressions de postes du budget 2008 et les 13.500 annoncées au budget 2009 », maintenues par François Fillon et dont tous les syndicats avaient dénoncé l'erreur au cours de l'année.

Alors à quoi s'attendre pour cette journée ? Des « rassemblements en milieu ou fin de journée devant les rectorats, devant les préfectures, de distribution de tracts » jusqu'aux « grèves au niveau de certains établissements, voire au niveau départemental », préviennent les syndicats.

En se regroupant, ils comptent en effet obtenir un poids suffisant qui pèsera « sur les orientations budgétaires ». Un prochain rendez-vous est pris le 4 septembre, qui peaufinera le plan d'action. Les parents d'élèves pourraient alors être appelés à rejoindre le mouvement, de même que les syndicats lycéens et étudiants.

Jeudi prochain, les syndicats feront ensemble le point alors que la rentrée n'aura que deux jours.



Rédigé par Victor de Sepausy, le mercredi 27 août 2008 à 15h16

Xavier Darcos prévoit de donner 500 € aux enseignants qui jouent le jeu des heures sup'. C'est stratégique. Pas sûr pour autant que ça marche.

Le ministre de l'Éducation nationale, qui tient aujourd'hui une conférence de presse, va confirmer le lancement « d'une prime d'entrée dans le métier ». Dès novembre, les 20 000 nouveaux titulaires toucheront 1 500 €. Elle ne sera attribuée qu'une seule fois. Second coup de pouce, également confirmé : une prime de 500 € sera versée chaque année aux professeurs qui effectuent au moins 3 heures supplémentaires par semaine. « En comptant la rémunération de ces heures défiscalisées, plus la prime, cela donne un bonus de 4 400 € par an, soit l'équivalent de deux mois de salaire », calcule-t-on dans l'entourage du ministre.

Que devient la grande revalorisation du métier promise pendant la campagne présidentielle ? « D'autres chantiers (de négociations) s'ouvriront dans les prochains mois... » Pour le moment, le gouvernement s'en tient au slogan « travailler plus pour gagner plus ».

La clef de voûte des réformes

L'enjeu est de taille, parce que, pour le moment, les professeurs du public ne se ruent pas sur les heures sup'. L'an dernier, ils n'étaient que « 10 % » à en faire trois par semaine, selon les calculs du Snes-FSU, principal syndicat des collèges et lycées. Or, celles-ci sont la clef de voûte des réformes en cours. Il en faut pour assurer le soutien scolaire qui s'étend à tous les étages de l'école. Il en faut surtout pour boucher les trous laissés vacants par les suppressions de postes (11 200 cette rentrée, 13 500 l'an prochain).

Le Snes-FSU a aussi sorti sa calculette : « Le Président avait dit que la moitié des crédits dégagés par les suppressions d'emplois seraient destinés à la revalorisation (des personnels). » Soit « 108 millions d'euros » à redistribuer dans le secondaire. La prime heure sup'ne pèse « que 13 millions », celle d'entrée dans le métier « 20 millions » (pour le seul secondaire). Pas de quoi contenter des fédérations professionnelles en guerre ouverte contre les « saignées » dans l'effectif. Avant-hier, une très large intersyndicale (FSU, Unsa, CFDT, Faen, CGT, FO, Solidaires) a appelé à une journée d'action - avec de possibles grèves locales - dès le 11 septembre.

Cela étant, l'an passé, la multiplication de ces journées d'action ponctuelles n'avait rien changé. Le ministre ne manque pas une occasion de le souligner. Alors, que vont choisir les enseignants ? La grève ou les heures sup'? Les deux ?

François CHRÉTIEN.

Plus d'infos sur l'Éducation sur notre site http://www.ouestfrance-ecole.com

Les jours passent

Juin 2012
L M M J V S D
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30  
<< < > >>

Qui suis je

Rue Bric à Brac







Google PageRank™ - Powered by Referencement Web





Préparons le changement
Recommandé par des Influenceurs






Netpolitique, le site des phénomènes politiques sur Internet et par Internet
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés