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Nicolas Sarkozy réunit lundi les différents cadres de l'Education nationale pour leur exposer les grandes lignes de sa réforme. Celle-ci devrait notamment comprendre une refonte du lycée et une suppression des IUFM.

 Nicolas Sarkozy doit s'adresser, lundi 2 juin à l'Elysée, aux recteurs, inspecteurs d'académie, inspecteurs généraux et présidents d'université pour évoquer une réforme de l'Education nationale. Celle-ci devrait passer par une refonte du lycée et du baccalauréat et une suppression des IUFM.
Alors que cette rencontre intervient en pleine mobilisation des différents secteurs de l'Education contre les réformes voulues par le gouvernemnt, le chef de l'Etat entend réaffirmer sa volonté d'améliorer "la performance globale de l'appareil éducatif" et d'assurer une "démocratisation réelle de notre école", explique-t-on à l'Elysée. Le chef de l'Etat consacrera également jeudi un déplacement en province sur ce thème.

Réorganiser le baccalauréat

L'Elysée veut également "réorganiser le passage du baccalauréat" et en particulier "reconquérir le mois de juin", actuellement dominé par l'organisation du bac dans les établissements, ce qui a pour conséquence d'envoyer les autres lycéens plus tôt en vacances.
Alors que 20% d'une classe d'âge avaient le baccalauréat en 1968, cette proportion atteint aujourd'hui 64%. Mais seuls 40% des enfants d'ouvriers accèdent à l'enseignement supérieur, contre 80% des enfants de cadres supérieurs, souligne-t-on encore à l'Elysée.
Le chef de l'Etat devrait notamment plaider lundi pour "un lycée plus diversifié", préparant mieux à l'enseignement supérieur avec des lycéens plus autonomes. Une nouvelle seconde sera ainsi mise en place en 2009, en vue d'un "baccalauréat nouvelle formule" dès 2012.
Afin de revaloriser la filière professionnelle, sera par ailleurs mis en place dès septembre 2009 un baccalauréat professionnel sur trois ans.
L'accompagnement éducatif, expérimenté actuellement dans 20% des collèges, devrait quant à lui être généralisé à partir de la rentrée prochaine à tous. Nicolas Sarkozy s'est en effet fixé pour objectif de diviser l'échec scolaire par trois d'ici 2012. Quelque 15% des élèves sortent actuellement du primaire avec de graves lacunes.

La fin des IUFM

Nicolas Sarkozy devrait par ailleurs présenter "avant l'été" des propositions sur la formation des maîtres. Il s'agit de leur rajouter une année d'université supplémentaire : ils devront désormais atteindre le niveau master (bac+5) pour pouvoir se présenter aux différents concours d'enseignement. En échange de cette année d'étude supplémentaire, les jeunes professeurs seraient mieux payés en début de carrière.
Surtout, c'est l'université qui assurerait désormais la formation des enseignants, avec, à terme, la disparition des IUFM (instituts universitaires de formation des maîtres).
Nicolas Sarkozy devrait par ailleurs confirmer lundi l'assouplissement de la carte scolaire, dont la première étape a été lancée l'an dernier. (Avec AP)
nouvelobs.com

  Au départ, un trio ministériel qui se rend au lycée Paul-Bert pour un échange sur le thème de la drogue. A l'arrivée, une belle cohue et trois élèves interpellés.
A leur arrivée au lycée ce matin, les élèves de Paul-Bert, à Paris, savent vaguement qu'ils auront droit à une visite ministérielle. Un Premier ministre et deux ministres d'un coup en fait, François Fillon, Xavier Darcos (Education) et Rachida Dati (Justice) ayant choisi ce lycée du XIVe arrondissement pour un échange avec quelques enseignants, élèves et parents sur le thème de la prévention contre la drogue en milieu scolaire.
Provocation

Mais à 8h30, avant même l'arrivée des ministres, lycéens et collégiens se heurtent à un important cordon de CRS qui les refoule au bout de la rue. La tension monte, les élèves se retrouvent encerclés. Les plus mobilisés lancent des œufs et distribuent des tracts «Madame et Messieurs les ministres vous n'êtes pas les bienvenus». Trois jeunes sont plaqués au sol et interpellés. Problème: deux d'entre eux devaient passer les épreuves du bac l'après-midi même.

Selon une source policière, un officier de gendarmerie a été «sérieusement blessé à la main» lors de la bousculade et l'un des lycéens portait une arme blanche. «Sur l'un trois élèves emmenés au poste, l'un était certes agité mais les deux autres essayaient au contraire de ramener le calme», plaide une prof de maths. Son collègue, une pancarte appelant à «sauver l'éducation» épinglée sur le T-shirt, s'énerve: «Ce qui s'est passé était prévisible, Paul-Bert a toujours été parmi les lycées les plus mobilisés. Que les ministres se permettent une visite de prestige alors qu'on a 17 heures par semaine qui sautent à la rentrée, qu'on ne cesse de réclamer des moyens, c'est de la provocation.»

Comité d'accueil

Dans la rue, les lycéens partagent cet avis: «Pourquoi ils décident de venir dans notre bahut alors qu'ils savent qu'ici on est les premiers à mettre le bordel, à faire des blocus et tout? On peut même pas aller en cours ce matin, une fois de plus on va finir au bistrot», commente une élève de 1ère. Ce qui a le don d'énerver la mère d'un élève, adhérente FCPE: «Les ministres viennent nous parler de prévention alors que le lycée n'a même pas de foyer pour accueillir les élèves entre les cours. Résultat, ils traînent sur le trottoir ou au café du coin.»

Au bout d'une heure, Fillon, Dati et Darcos quittent l'établissement sous les huées. Commentaire du Premier ministre: «C'est assez habituel pour moi qui ait été ministre de l'Education d'avoir des comités d'accueil. La police est là pour faire régner l'ordre, les manifestations ne sont pas une façon de régler les sujets.» Les quelques élèves ayant participé à l'entrevue sont finalement les seuls à ressortir avec le sourire, ravis d'avoir pu «parler directement avec des ministres». Lundi à la mi-journée, le lycée était fermé jusqu'à nouvel ordre et les épreuves du bac reportées au lundi suivant.
 liberation.fr


Rolling Stones: Paint It Black + Apocalypse now/full metal J
envoyé par VENT0LINE



QUI MALHEUREUSEMENT SE REPRODUIT TROP SOUVENT
Le moral des ménages français a continué de se dégrader au mois de mai, a annoncé l'Insee. L'indicateur résumant leurs opinions a reculé de 3 points à -41 points. Les économistes interrogés par Reuters visaient un indicateur à -38. Il s'agit de son niveau le plus bas depuis la création de cette statistique en 1987.

«Au mois de mai, les soldes d'opinion des ménages sur l'évolution, passée comme future, du niveau de vie en France reculent», a souligné l'Institut de statistique. Les ménages sont également plus pessimistes qu'en avril sur les perspectives d'évolution de leur situation financière personnelle et plus nombreux à penser que leur situation financière personnelle passée s'est détériorée. Le solde sur l'opportunité de faire des achats importants a également fléchi au mois de mai.

Selon Mathieu Kaiser, économiste chez BNP Paribas, «les mauvais résultats enregistrés par la consommation depuis le début de l'année marquent un véritable retournement de tendance et le ralentissement devrait se poursuivre». Ces dernières années, les consommateurs ont été le principal soutien de la croissance française.
AOF

L'Assemblée a voté mardi soir la création de "lois de programmation" sur plusieurs années avec pour objectif l'équilibre des finances publiques. De son côté, le gouvernement multiplie les gestes pour montrer qu'il gère sérieusement les comptes. Il sera jugé sur ses résultats.

Personne ne pourra dire que le gouvernement ne fait pas d'efforts pour maîtriser les déficits ! Le Premier ministre, François Fillon, vient de réunir, ce mercredi, à Bercy, la Conférence nationale des finances publiques, qui rassemble les trois puissances de la dépense : l'Etat, les collectivités locales et la Sécurité sociale. Par ailleurs, l'Elysée et Matignon se sont lancés dans un grand exercice de révision générale des politiques publiques (RGPP) pour réformer les administrations. Si la Constitution est révisée, elle comprendra un article fixant comme objectif l'équilibre des finances publiques à moyen terme. Les budgets de l'Etat seront désormais présentés sur trois ans. Les incitations fiscales - que la droite distribue généreusement - seront, c'est promis, plus rares.

Les actes de bonne volonté sont réels. Pourtant, ils ne convainquent pas. La Commission européenne vient d'adresser à Paris une « recommandation de politique économique » pour lui rappeler son engagement de ramener ses finances publiques à l'équilibre en 2010 si possible, en 2012 sinon. Déjà, Bruxelles estime que les déficits français vont frôler les 3 % du produit intérieur brut (PIB) en 2008, alors que la France, elle, jure qu'elle va les réduire à 2,5 % et descendre à 2 % en 2009. Un tel effort représente 10 milliards d'euros d'économies, à partager entre l'Etat, la Sécurité sociale et les collectivités locales.

Pour le premier, une fois réglées la charge de la dette et les pensions des fonctionnaires, il ne reste plus de marge de manoeuvre. Le non-remplacement de 1 fonctionnaire sur 2 partant à la retraite permet tout juste de stabiliser la masse salariale en euros courants. « Pour financer des dépenses nouvelles comme le RSA, qui devrait coûter 1,5 milliard d'euros net, il faut donc trouver l'argent ailleurs, » souligne Gilles Carrez, député UMP, rapporteur général du budget et de la Conférence nationale des finances publiques. Mais où ? Il existe bien un gisement, celui des politiques d'intervention (pour le logement, l'emploi, la famille, etc.). Les ponctionner est socialement douloureux et/ou politiquement délicat : l'éventuelle suppression de la carte familles nombreuses (une broutille de 70 millions d'euros) a soulevé de telles résistances que Nicolas Sarkozy a dû y renoncer.

Deuxième acteur, la Sécurité sociale. Deux branches, principalement, sont en déficit : l'assurance-maladie, que l'actuel gouvernement promet d'équilibrer après que ses prédécesseurs s'y furent vainement essayés, et la retraite, en cours de réforme, mais qui ne pourra pas effacer ses déficits sans une hausse des cotisations. Le gouvernement espère qu'elle sera compensée par une baisse de celles de l'assurance-chômage, mais la décision incombe aux partenaires sociaux... qui ne sont pas d'accord entre eux.

Comment mesurer l'inflation ?

Troisième acteur, les collectivités locales - le plus difficile, surtout depuis que la gauche règne sur un grand nombre d'exécutifs locaux. L'Etat leur verse des concours financiers, dont il limite dé-sormais la progression à celle des prix. Mais les élus en contestent la mesure. L'Association des maires de France (AMF) a calculé que le « panier moyen du maire » avait augmenté de 3,4 % en un an, bien loin du chiffre officiel de l'inflation pour 2008 : 1,6 %. L'AMF réclame qu'une autre référence, plus proche de la réalité, soit utilisée.

Eric Woerth devra arbitrer cette question dans la prochaine loi de finances. Il est ministre du Budget et des Comptes publics, responsable à ce titre de l'ensemble de la dépense. Mais le quinzième des ministres dans l'ordre protocolaire. C'est-à-dire le dernier.

Corinne Lhaïk

lexpress.fr


Pour financer le risque-dépendance, le gouvernement mise sur le développement de l'assurance privée et la mise à contribution du patrimoine des personnes âgées, selon les premières orientations présentées mercredi à la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie (CNSA) et aux sénateurs par le ministre de la Solidarité Xavier Bertrand. Du côté des associations, on voyait d'un mauvais oeil le recours accru au secteur privé.

D'ici 2015, le nombre de personnes âgées de plus de 85 ans passera de 1,3 million à 2 millions. Face à cette évolution, Nicolas Sarkozy s'est engagé à mettre en place une cinquième branche de la Sécurité sociale, consacrée à la dépendance.

L'objectif affiché est d'instaurer un "droit universel à un plan personnalisé de compensation pour l'autonomie".

Il s'agit de garantir -et de financer- le libre choix entre "rester à domicile" ou "disposer de places en établissements", a expliqué M. Bertrand devant la mission d'information sur la dépendance du Sénat.

Pour cela, le gouvernement veut associer des financements publics et le développement du financement privé, c'est-à-dire des assurances individuelles.

"Les organismes de prévoyance doivent davantage s'investir dans la couverture du risque de perte d'autonomie", dans le cadre de l'entreprise comme dans un cadre individuel, plaide ainsi le gouvernement dans le document d'orientation transmis mercredi à la CNSA.

Il suggère donc la mise en place d'incitations pour favoriser le développement de la prévoyance, modulées en fonction des revenus: aides fiscales pour la souscription de contrats individuels d'assurance dépendance, ou incitations à convertir les assurances-vie en assurances-dépendance.

Pour les personnes qui ne recourraient pas à des assurances individuelles et demanderaient à bénéficier de l'Allocation personnalisée d'autonomie (APA), il leur serait proposé de contribuer au financement de cette aide via "une participation volontaire et limitée sur le patrimoine", a expliqué Xavier Bertrand.

Seuls les bénéficiaires de l'APA les mieux dotés en patrimoine seraient concernés, a-t-il précisé. Cette participation devrait résulter d'un "choix" du bénéficiaire: soit bénéficier de la prestation à taux plein en gageant son patrimoine, soit toucher une aide réduite sans le gager.

"A terme, soit les personnes auraient recours à un dispositif de prévoyance et, partant, n'auraient pas besoin de demander une APA à taux plein en cas de dépendance, soit elles demanderaient le bénéfice d'une APA à taux plein mais devraient alors s'acquitter d'une participation sur leur patrimoine", résume le document d'orientation du gouvernement.

Côté financements publics, Xavier Bertrand a assuré mercredi devant les sénateurs vouloir "que le risque repose d'abord sur la solidarité nationale". Mais il a fermement exclu tout "prélèvement obligatoire supplémentaire". "Certains acteurs ont proposé des prélèvements obligatoires supplémentaires (notamment une hausse de la CSG, NDLR). Cela ne fait pas partie de nos orientations", a-t-il affirmé, tout en reconnaissant que "sans solidarité nationale, les choses ne se feront pas" et qu'il "nous faut des moyens supplémentaires".

Mais "cela ne veut pas dire nécessairement augmenter les impôts ou les taxes", a assuré le ministre, qui s'est borné mercredi à évoquer une "meilleure répartition des financements au sein de notre système solidaire de protection sociale".

Il a ainsi suggéré notamment un redéploiement des moyens des hôpitaux vers les soins pour personnes âgées, ou une contribution de la branche famille. Car "la politique familiale ce n'est pas seulement la politique en direction des enfants".

Dans un communiqué, la FNATH, l'association des accidentés de la vie, se dit "satisfaite des assurances données quant à la mise en oeuvre d'un droit universel à un plan personnalisé de compensation". En revanche, elle a fait part de "son inquiétude quant à l'ouverture annoncée d'un nouveau marché lucratif aux assurances privées".

Cela "risque de conduire à la mise en place d'un système à deux vitesses qui laissera de côté les plus modestes ainsi que les personnes ne disposant pas d'un parcours professionnel "idéal" au sein de grandes entreprises, seules susceptibles d'assurer une couverture optimale", estime la FNATH. "L'Etat ne peut déléguer aux entreprises le soin de répondre à un enjeu de société aussi fondamental que la perte d'autonomie".

L'Association des paralysés de France (APF) s'est également montrée "déçue et inquiète" par ces orientations. Dans un communiqué, elle dénonce "l'état d'esprit prévalant dans cette réforme, où il est plus question de solidarité avec les assureurs que de solidarité nationale réelle: aucun crédit supplémentaire basé sur la solidarité nationale n'est envisagé". AP

nouvelobs.com


Le gouvernement continue à sattaquer aux plus "faibles" financièrement en orientant vers les assurrances privées les personnes dépendantes.

Stéphane Guindre

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